Beschrijving
Quand l’automne renouvelle le décor de la grande scène
terrestre où nous passons, il semble que le langage des choses
se fait plus grave, plus austère. Dans les bois, les tissus ligneux
des vieilles souches forment les colonnes d’un temple sous
lequel la religion de la nature chante de sa douce voix la mort
et la défloraison de tous les êtres du règne végétal. Mais ce
murmure est si faible qu’on sent en lui comme une production
mélodieuse inspirée par le silence, la voix éteinte d’une saison
qui se souvient des fleurs en mourant dans les glaces.





